Le général veut une étreinte pour dormir – Chapitre 4

Chapitre 4 : Les servantes
Traduction par @Ytr

Sans titre-1 copieLe matin arriva et trouva une résidence du général en pleine effervescence, mieux, en pleine panique. Le chef des serviteurs, Xiao Ren, avait fouillé l’intégralité de la résidence jusque dans ses moindres recoins.
Sans titre-1 copie— Comment ? Vous n’avez toujours pas trouvé le général ? demanda-t-il en foudroyant l’un après l’autre les serviteurs de la résidence.
Sans titre-1 copieIl ne pouvait penser que cette disparition fut de bon augure et s’inquiétait de la sécurité du général. La nuit dernière, il avait clairement vu le général dans ses appartements. Pourquoi est-ce que le matin venu, pas une seule âme ne l’avait aperçu ? Il avait à maintes reprises interrogé les serviteurs et servantes de la résidence. Tant et si bien qu’il eut des sueurs froides à l’idée que son maître ait pu faire face à quelques dangers.
Sans titre-1 copieS’il lui arrivait malheur, la Cour ne rencontrerait-elle pas des difficultés, puisque c’est son maître qui contrôlait la force militaire ? Ce problème, la recherche du général, était de la plus haute importance.
Sans titre-1 copie— Officier Liu, pensez-vous que… ? demanda Xiao Ren en regardant Liu Shan, le subordonné du général, lequel était un visiteur d’habitude de la résidence.
Sans titre-1 copie— Peut-être que le général est simplement sorti, observa posément ce dernier.
Sans titre-1 copie— C’est impossible. Les gardes qui surveillent la résidence ne l’ont pas vu sortir.
Sans titre-1 copie— Le général est un pratiquant d’arts martiaux hautement qualifié. Il a bien pu sortir secrètement de la résidence en survolant les murs.
Sans titre-1 copie— Si le général était vraiment sorti, pourquoi ne l’aurait-il pas fait en empruntant la porte ? constata Xiao Ren. Qui plus est, pensez-vous qu’il sortirait de sa propre résidence en survolant les murs en secret ?
Sans titre-1 copie— C’est-à-dire que…, avança l’officier Liu avec moins de certitude.
Sans titre-1 copie— Et si nous émettions un signalement ? suggéra Xiao Ren.
Sans titre-1 copie— Un signalement ? Auprès de quelle instance ?
Sans titre-1 copieXiao Ren sentait poindre une migraine. En effet, c’est l’office militaire commun qui était chargé des cas de personnes disparue, normalement. Mais il craignait que personne n’ose s’occuper de cette affaire.
Sans titre-1 copie— Le général est un officier de deuxième rang. Son signalement relèverait donc de…
Sans titre-1 copieLe chef des serviteurs ne put terminer sa phrase car le maître de la résidence apparaissait non loin d’eux.
Sans titre-1 copie— Général ! appela-t-il d’une voix soucieuse et les yeux presque larmoyants.
Sans titre-1 copie— Que se passe-t-il ? demanda Xiao Zhi en se tournant vers eux, le visage souriant…
Sans titre-1 copieLe général souriait ? Xiao Ren et Liu Shan déglutirent discrètement. Ce même général, qui ces derniers jours exultait la mauvaise humeur par tous ses pores… souriait !
Sans titre-1 copie— Tantôt, votre humble serviteur s’est inquiété de ne point vous trouver dans vos appartements et vous cherchait dans toute la résidence, répondit Xiao Ren.
Sans titre-1 copie— Oh, je me suis promené au hasard dans la résidence, déclara Xiao Zhi en entrant dans sa chambre avant d’ordonner, demandez aux cuisines de me porter mon petit déjeuner.
Sans titre-1 copie— Bien, se hâta de répondre Xiao Ren en se mettant à l’œuvre, laissant le général seul avec Liu Shan.
Sans titre-1 copieCe dernier s’était d’ailleurs perdu dans l’observation de l’aura de Xiao Zhi. Il lui fallait reconnaître qu’il n’avait que rarement vu son supérieur arborer un tel sourire sur son visage. Un sourire qui reflétait l’extrême bonne humeur du général, comme après une victoire sur un champ de bataille par exemple… En dehors de ce cas particulier, il ne voyait jamais le général sourire de la sorte. Quoique, il y avait aussi cette autre possibilité…
Sans titre-1 copieLiu Shan remarqua les yeux empreints de calme et l’expression sereine du général.
Sans titre-1 copie— Avez-vous passé une agréable nuit, mon Général ? s’enquit-il alors.
Sans titre-1 copie— Confortable, comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps, assura Xiao Zhi en prenant place sur une chaise tout en manipulant doucement des perles. Étincelantes perles turquoises, brillantes et moites dans la palme de sa main.
Sans titre-1 copieÉveillée et maintenant libre de ses mouvements, Chu Zhu Yu maudissait pour la énième fois le bel homme, dont elle ignorait le nom, qui l’avait paralysée en faisant pression sur un point d’acupuncture et s’était même couché avec elle, la gardant prisonnière de son étreinte la nuit dernière. Si bien qu’une fois réveillée, elle avait dû attendre de ne plus se sentir étourdie et de pouvoir se mouvoir à son aise… Il n’en restait pas moins qu’une douleur aigue persistait et l’empêchait, même alors qu’il avait disparu, de confondre ce rustre devant un tribunal !
Sans titre-1 copieLa grande cour avait été balayée pour moitié, et non loin d’elle, Zhu Yu entendait quelques servantes discuter. Il s’agissait de Tao Jie*, servante au service du général depuis maintenant deux ans. Cette dernière suivait avec attention ce que disaient d’autres servantes, engagées au service de la résidence Xiao en même temps que Chu Zhu Yu.
Sans titre-1 copie— Ah, Tao Jie… Est-il vraiment aisé de rencontrer ce général ? Cela fait bien quelques jours que je suis ici, je ne l’ai pourtant jamais vu, se lamenta une servante d’une fort belle apparence.
Sans titre-1 copieChu Zhu Yu, également curieuse, rapprocha son oreille pour mieux entendre.
Sans titre-1 copie— Pendant ces deux ans, je l’ai aperçu une fois, de très loin. Pensez-vous qu’il est vraiment aussi beau qu’on le dit ? s’esclaffa Tao.
Sans titre-1 copie— J’ai déjà vu le général une fois, alors qu’il chevauchait dans les rues, annonça une autre servante.
Sans titre-1 copie— Alors est-il aussi beau que le prétend la rumeur ?
Sans titre-1 copie— Ah oui, c’est vrai. Est-il vraiment beau ?
Sans titre-1 copie— Il est absolument magnifique, dit la servante de grande taille s’empourprant légèrement. Il a une allure divine dans son armure, quasi-immortelle, pas comme ces autres pratiquants d’arts martiaux.
Sans titre-1 copieÀ ces paroles, Zhu Yu, se demanda qui, du général ou du bel inconnu de la nuit dernière, était le plus beau. Dans tous les cas, toutes les servantes arborèrent des mines réjouies à la confirmation de cette beauté du général… bien vite ternies par un soupir de Tao.
Sans titre-1 copie— Vous avez intégré la résidence du général, donc contentez-vous de vos vies de servantes sans aspirer à davantage, comme d’espérer se rapprocher du général, vous attirer ses faveurs et gravir l’échelon social, dit-elle. Le général Xiao Zhi ne s’éprendra décemment pas d’une femme ordinaire, poursuivit-elle. Il y a eu, ces dernières années, une servante qui, se pensant dotée d’une immense beauté, s’invita dans la chambre du général en pleine nuit…
Sans titre-1 copie— Que s’est-il passé alors ?
Sans titre-1 copie— Bien fortunée fut-elle de ne souffrir que de quelques os brisés, après avoir été propulsée avec force hors de la chambre, par le général.
Sans titre-1 copieDes couinements répondirent à cette déclaration. Zhu Yu, quant à elle, déglutit péniblement. Il lui semblait que se faufiler dans la chambre du général au milieu de la nuit ne marcherait pas.
Sans titre-1 copie— Ils ont d’ailleurs dit qu’elle avait survécu uniquement parce que le général y était allé de main morte. L’eut-il frappé sérieusement qu’elle y aurait succombé, dit Tao piteusement. C’était une bien belle fille, qui à cause d’une désillusion s’est mise dans une bien fâcheuse situation. Car même si des os brisés guérissent, se mouvoir reste difficile et surtout comment pourra-t-elle se marier après ça ?
Sans titre-1 copieToutes les servantes la regardèrent, stupéfaites, Chu Zhu Yu n’y faisant pas exception. S’il est vrai qu’elle voulait vraiment avoir un bébé, elle n’était peut-être pas prête à avoir ses os brisés pour accomplir ce dessein…
Sans titre-1 copie— Le général est-il si talentueux que ça dans les arts martiaux ?
Sans titre-1 copie— Plus que talentueux. J’ai ouï dire des gardes de la résidence que sa pratique des arts martiaux compte parmi les meilleures au monde, dit Tao avec ferveur. Le général n’est pas un homme ordinaire, il est difficile à appréhender ? En tous cas, tenons-nous-en à effectuer au mieux le travail qui est nôtre.
Sans titre-1 copie— Oui, acquiescèrent toutes les servantes, mêmes si elles étaient dépitées.
Sans titre-1 copieChu Zhu Yu eut l’impression d’avoir une épée de Damoclès sur la tête. N’était-il pas encore temps de se précipiter dans la résidence Kang, résidence voisine ?

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5 réflexions sur “Le général veut une étreinte pour dormir – Chapitre 4

  1. Bonjour, plus on avance, plus je suis impatiente…. Merci une fois de plus pour votre travail et toutes ces précisions sur les traductions. C’est un grand plaisir de vous lire.

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    • Bonsoir, le gong de la rentrée scolaire et tout ce qu’elle implique a frappé bien trop tôt. Il n’en reste pas moins que nous ferons au mieux. Beaucoup d’indulgence et de patience seront donc requises. (^^,) Quoi qu’il en soit, merci pour l’appréciation. Bonne soirée.

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  2. Je viens de lire les 4 chapitres déjà publié et je dois dire que pour l’instant, J’ADORE ! J’espère que la suite sera encore mieux et j’ai hâte de découvrir la suite de l’histoire. Merci ce début de traduction et bonne continuation 🙂

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